• LE MUSEE DES ARTS PREMIERS – QUAI BRANLY

    Un paysage emblématique4 signes assemblés sur la grande courbe de la Seine : la Tour Eiffel, le Trocadéro, le Palais de Chaillot et le Musée du Quai Branly. Une mise en relation de leur grand trait géométrique et de leur orientation réciproque.
    Le Musée assemble en inaugurant un regard vivant sur le site.

    Une urbanité achevée

    Un cadre construit donne un aboutissement au tracé urbain. Sur ce terrain, une architecture contemporaine confirme à Paris les alignements manifestes, l’emprise constante d’une parcelle, l’adhésion à la mesure des constructions mitoyennes.

    Le Musée et son double exact : le jardin

    Le jardin, de pleine terre, est identique au volume du Musée. Il en enrichit les usages par les possibilités de spectacles ou de présentations en plein air. Il offre un nouveau point de vue sur et depuis la Tour Eiffel et prolonge l’espace libre du Palais de Tokyo au-delà de la Seine. Sa traversée, sa visibilité, sa pratique participent à la vie du quartier. Enclos, il est isolé acoustiquement.

    Les archives au cœur du musée

    Hors d’eau, visibles, étendues comme les paysages dont elles abritent les signes, les archives identifient le musée. Au-dessus l’horizon de l’espace de présentation, au-dessous l’horizon des spectacles. Entourées par un appareillage de pierre, elles sont protégées et cependant « visibles ». La frise de cette enveloppe peut être support d’iconographie. Depuis le hall ou depuis les rampes donnant sur le jardin, le visiteur traverse la « matières des réserves » avant de regarder les expositions. C’est une première sensation ; un voyage avant la découverte.

    Une architecture pour d’autres sols, d’autres ciels

    Un sol matérialisé par les réserves, une couverture inusitée en cuivre…dans cet espace se déploient les présentations. Les planchers et les plafonds règlent leur mesure et leur position selon les muséographies. La surface opaque de la couverture présente des éclairages zénithaux ponctuels possibles. Ce jeu d’éclairage est réglé par le tracé des méridiens visible depuis la Tour Eiffel.

    De loin, la ligne et le nouveau dôme du musée s’inscrivent dans la silhouette des grandes institutions de Paris.
    De près, la physionomie du Musée évoque son propre sujet. D’autres sols sous d’autres ciels.Mobilité et nouveau point de vue

    Une « géographie » ouverte des espaces de présentation constitue le caractère du musée : exposer d’autres cultures en rendant lisible le déplacement des points de vue qui les présentent. Donnant sur le jardin, la recherche met en pensée de nouveaux points de vue mis en espace dans le musée. Un plan carré – le plus performant, 87,5 m* 87,5 m, dégagé de tout point porteur intermédiaire, offre une totale liberté. Les cloisons peuvent être légères et éphémères, ou massives et pérennes.

    Ouverture et élévation

    Les façades sont le plus largement ouvertes sur le quai Branly et sur la rue de l’Université. Côté Branly, un parvis épouse toute la longueur du terrain, à la dimension de l’enjeu de ce musée. Ce parvis est abrité par une grande galerie donnant sur le fleuve. Il accueille l’entrée, mais aussi l’attente lors des grandes expositions et inaugurations. Il anime le parcours quotidien le long du quai Branly : jardin, hall, salle d’exposition se succèdent le long de cet espace public abrité et élargi.

    Un hall traversant

    Un jardin et un hall traversant, un hall et son jardin communiquant une combinaison qui donne lieu à plusieurs configurations d’entrées possible depuis le quai Branly comme depuis la rue de l’Université. Les choix muséographiques, la gestion des différentes fonctions du musée, les pratiques urbaines ont leur propre vie.