• PROJET POUR LA CANDIDATURE DE PARIS AUX J.O. 2008

    Les Jeux Olympiques redessinent la forme de Paris

    En 2008, le parcours du Marathon invente une nouvelle géographie urbaine. Il s’agit d’un grand chantier à engager. Avec un anneau hydrographique de 42 km de circonférence, les Jeux Olympiques redessinent Paris. Cet anneau est celui de la courbe de la Seine bouclée avec la courbe Saint-Denis. Cette boucle d’eau unique, reliant les grands édifices de l’Histoire et de l’Essor de la Capitale, se croise avec celle de la limite actuelle de Paris. Le tracé périphérique et le tracé hydrographique, deux anneaux entrelacés, le symbole des Jeux olympiques, deviennent la nouvelle configuration de Paris. En suivant le fil constitué par les canaux Saint-Martin et Saint-Denis, l’eau, qui a donné naissance à la Capitale, ici l’émancipe. Ce fil d’eau est une voie naturelle, il est une voie stratégique pour la conjugaison du Centre et de la Banlieue, il est une voie de prestige à aménager pour le sport et la ville. Il s’agit de l’enjeu d’une continuité urbaine à construire depuis le port de l’Arsenal jusqu’à l’île Saint-Denis.

    Le sport et la ville

    L’invention d’une scène particulière pour les désirs citadins qui émergent aujourd’hui veut permettre au corps et à l’esprit de se retrouver. Là, dans une condensation « à part » des formes du sport, de plein air et d’assemblée, la ville se ressource. Il s’agit de concevoir des vacances urbaines qui sont quelque chose comme une île en ville. Ce projet est celui de micro-environnements : isolés de l’agitation urbaine, ce sont des havres de vie de retour sur un sol naturel, intact. De tels lieux seront créés : leurs formes tutélaires seront inscrites dans les cinq darses du site. Le village olympique n’est pas un quartier, c’est un archipel construit. Il s’inscrit dans une cité-jardin dont il définit le paysage. 5 « îles » reliées par le tramway offrent chacune un cadre pour les moments de la vie olympique. Le sport est un mode de vie urbain. Des puits de sable étendus font l’architecture. Ils recueillent et filtrent les pluies. L’eau qui resurgit est pure. L’eau libère et fédère. Elle est une des plus grandes forces mouvantes que l’homme sache employer pour suppléer à ce qui lui manque.

    Avec elle, les Jeux Olympiques peuvent écrire Paris.