L’échelle des villes recouvre aujourd’hui celle de leur région. Chaque ville à travers son histoire s’est formée par combinaison de programmes successifs avec les caractéristiques géographiques de son site. Ces états naturels et ces états construits sont l’objet d’une commune morphogenèse. Leur entrelacement physique définit chaque milieu qui produit des formes qui l’identifient. Ces formes spécifient la morphologie des villes comme milieu naturel. Elles représentent l’enjeu du milieu car c’est à sa programmation globale qu’il faut recourir pour le revitaliser et le signifier. Ces morphologies permettent de penser et de dessiner les plans d’ensemble de la ville mouvante à venir. La ville est une culture matérielle vérifiable et la mondialisation n’autorise pas à construire de manière identique dans les villes du monde. Les notions de stratégie urbaine, de processus à amorcer, d’effets de propagation sont certainement celles qui doivent se substituer aux outils conventionnels de l’urbanisme. La stratégie urbaine est préalable au projet, son but prioritaire est de créer des continuités mais aussi de mieux maîtriser les effets d’entraînement produits par toute opération même minime.