• L’HOTEL DE RENNES-METROPOLE

    Les villes ont besoin de symboles.
    Ces symboles sont ceux des valeurs qui guident la vie d’une cité. C’est une des propriétés sans lesquels l’urbain ne fait pas la ville, car en leur absence, l’Homme ne se situe pas dans un environnement où des repères affirment la volonté de projeter son avenir ; Il est alors désorienté.
    Le rôle de l’architecture publique est de former ces signes construits puisque les usages qu’ils abritent ont pour objet ces valeurs.
    Cela pourtant, ne va pas de soi dans l’état des choses.
    Constatons que si la valeur symbolique reste le point de vue privilégié porté sur les impressions architecturales quand il s’agit du passé, elle est par contre plus occulte quand il s’agit de l’avenir.
    Mais les villes dans leur vision contemporaine peuvent-elles continuer à vouloir se passer, au fond par préjugé, de symboles construits qui affirment les valeurs publiques auxquelles elles demandent d’adhérer ?

    L’Hôtel d’agglomération de Rennes-Métropole a été conçu à partir de cette réflexion et son architecture a pris le parti d’être délibérément symbolique. Son plan, ses volumes, ses espaces principaux le sont tour à tour pour former un tout ou chacune des parties participe à la formation d’une figure. Ce qui les unit dans leur disposition, ce sont les chiffres et la géométrie : les nombres un et trois, ainsi qu’une morphologie dérivée de celle d’un arbre.

    – Un, tout d’abord vu de l’extérieur.

    Les volumes sont d’un seul trait et sans joint de dilatation sur 100 m de long. L’Hôtel rassemble dans une forte cohésion unitaire. Il confirme également par son orientation, le tracé Nord-Sud de l’avenue Fréville et de son nouveau développement urbain.