• LE NOUVEAU SIEGE DE L'U.E.F.A
    LA NATURE ET LA REGLE Un signe pur face au Mont-BlancUne terrasse unique, surélevée, un grand horizon de lac qu’une ligne droite d’un bout à l’autre du terrain sépare du ciel. Au-dessus, à chaque extrémité, deux vestibules encadrent la vue sur les Alpes et le Mont-Blanc, ce monument géographique.

    Il y a un phénomène propre au lac Léman : le paysage de son lointain apparaît, s’ébauche ou disparaît graduellement selon le temps. Ces variations physiques quotidiennes et les mouvements de la luminosité qui les dévoilent sont absorbés par l’architecture.

    Le verre, l’aluminium, la pierre composent les surfaces de l’édifice. Leur reflet ou leur texture diffusent les lentes métamorphoses de ce site.

    L’architecture a été pensée depuis ces impressions. Son dessin, son espace et ses matières génèrent une autre manière de regarder et de percevoir la nature de ce paysage et ses manifestations.

    La terrasse est accessible depuis l’intérieur mais aussi depuis le jardin sur rue par deux passerelles.

    Elle est la « cour d’honneur » de l’UEFA, le lieu privilégié de ses réceptions. A hauteur des yeux depuis la rue, elle laisse échapper la vue. A hauteur des feuillages des arbres mitoyens en contrebas, elle procure une sensation de flottement au-dessus du plan d’eau lorsqu’elle est pratiquée.

    Le bâtiment présente trois niveaux intérieurs principaux. Les deux niveaux supérieurs s’organisent selon le croisement et les séquences de vues traversantes et panoramiques sur le lac Léman, au-devant et sur le Jura à l’arrière. La fonction qu’ils abritent est celle des bureaux de l’UEFA. Leurs plans proposent de grandes surfaces aménageables selon l’évolution de ces lieux de travail.

    Pour les dégager amplement et ne livrer qu’un seul volume divisible, la structure porteuse est ramenée au centre du bâtiment. Des piliers bordent une nef centrale éclairée zénithalement, où se déploie l’ensemble des circulations verticales et horizontales, dissymétriques. Les planchers usent de la précontrainte et de la suspension aux portes-à-faux que constitue la terrasse pour asseoir leur stabilité. Au final, la structure est effacée. Il s’agit d’une architecture qui exprime l’horizontalité : Celle du lac se prolonge avec les plans successifs qui dessinent l’édifice. Il s’agit aussi d’une expression contemporaine par ses techniques et sa mise en œuvre.Les faux planchers et les faux plafonds contiennent tous les fluides et les techniques de confort et communication avancées qu’exige la vie de cette institution. A chaque étage, le plan du plancher et le plan du plafond se projettent sans altération de leur surface au-dehors de la façade vitrée. Le plancher est revêtu de chêne et de pierre. Le plafond est constitué d’un canevas en aluminium suspendu. Il s’exprime jusqu’au traitement des nez de dalle extérieure. Les cloisons sont mobiles. Leur souplesse d’implantation est réglée par une trame généralisée. Celle-ci concorde avec l’agencement des vitrages. Une séquence de grande baie permet la ventilation naturelle de l’édifice. L’espace compose le spectacle du paysage qui l’entoure et les conditions contemporaines de travail et d’accueil.L’architecture quête l’harmonie entre la nature environnante, la performance technique et fonctionnelle et la quiétude intérieure.Le troisième niveau de plain-pied s’inscrit dans le changement de pente du terrain. Il accueille l’ensemble des pièces de réception : l’auditorium, le comité exécutif, le tribunal, une galerie d’exposition et les salles de restaurant. L’entrée courante se fait au niveau intermédiaire au droit du parking enterré sous un jardin de graminées. Un grand cèdre qui était là a été conservé, fondant sur le site l’ensemble de cet aménagement. Le nouveau siège de L’UEFA est un nouveau point de vue construit sur ce site unique en Europe.