• Presque perdue au bout d’une allée, une bibliothèque primitive immergée dans la forêt.Elle contient tous les contes qui ont personnifiés un oiseau. Le fils de l’air, l’oiseau, remplit tout autant de son chant le parc, qu’il a inspiré l’imaginaire des grands conteurs.
    Si l’oiseau eut vécu sans l’homme, l’homme n’eut pas vécu sans lui et sans ses fables et le merveilleux qu’il affecta à l’oie, le cygne, la corneille, le goéland, l’hirondelle, l’aigle de mer… ou dès l’origine des sociétés à cet hercule-oiseau qui prit taille de géant.

    Ce pavillon pourrait être la demeure de ce volatile mythique car sa construction est conçue comme une architecture animale où la charpente et le végétal s’entrelacent. S’agit-il d’une hutte ou d’un nid à la grandeur surprenante ?

    Ses dimensions sont de 20m de longueur, de 10m de largeur, de 13m de hauteur. Sa fabrication est légère, elle conjugue une structure tendue en aluminium avec un jeu de petits éléments répétitifs qui ne sont autres que des branches d’arbres taillés et traités.
    La forme de ce dispositif est arborescente en plan, en coupe et en élévation. Le volume de cet ensemble est entouré d’arbres de hautes tiges dont les feuillages le frôlent. Les limites entre la nature réelle et son artifice demeurent incertaines.

    A l’intérieur du pavillon sont exposés, à portée de mains, les morceaux choisis d’Aristophane à Charles Perrault, de La Fontaine à Andersen… de tous les auteurs qui nous font rêver avec le monde des oiseaux.
    Plus qu’illustrés, ces oiseaux légendaires sont mêmes visibles sous forme figurative, suspendus en hauteur sur les parois cintrées de cette salle étrange.
    Le public pénètre par deux ouvertures en vis-à-vis, et d’autres oiseaux, encore, véritables ceux là, font irruption ici et là pour construire leurs propres nids.

    Ce pavillon donne lieu à une sensation de merveilleux autant par son sujet narratif que comme signe construit ou s’hybride la nature et la culture.

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